An 5
Tout va bien trop vite... Coups de fil, mails et documents papiers s'accumulent. L'ampleur de la tâche à laquelle nous nous sommes attelés nous apparaît plus clairement chaque jour. Monter une plate-forme de 20 serveurs en aussi peu de temps et avec une telle contrainte de disponibilité semble tout à coup particulièrement ambitieux, encore plus à deux et sur une technologie que nous maîtrisons à peine.
Et pourtant, malgré les coups de bourre, les horaires à rallonge, la pression engendrée par la hiérarchie, cela avance. Serveur après serveur, tir de charge après tir de charge, l'édifice se monte et semble tenir le coup.
Mais cela était trop beau pour durer.
Le client, content de notre performance, nous offre le reste de sa plate-forme. Et voilà quarante nouvelle instances qui apparaissent. Nous aurions pu nous en accommoder si la pile applicative entière n'était pas différente à ce que nous avions déjà en place...
Mais nous faisons front. L'équipe se complète au fur et à mesure de l'année. Les nouveaux arrivants ne prenant que rarement peur devant la cathédrale, ils se mettent rapidement dans le bain et le rythme reste soutenu.
Septembre. Enfin la coupure. Même si la destination est encore fraîche dans ma mémoire, retour au pays de l'huile d'olive. Mais cette fois, avec mes deux meilleurs amis. Deux semaines européennes à décompresser, à dormir et à apprécier. J'aurai su ce qui se profilait, j'en aurai encore plus profité.
Retour. Aucune catastrophe à l'horizon, mais la deadline approche à grands pas. Le dernier coup de collier?
Les trois derniers mois défilent à un rythme effréné. Rétrospectivement, cette année aura été à la fois la plus difficile et la plus passionnante que j'aurai vécu.
Noël, Nouvel an. Une année se termine. Une nouvelle se dessine.

