Le couple du bus

Chaque matin, le même rituel. Elle en premier, lui quelques stations plus tard. Une heure d'intimité sur la route. La nuit a été longue, ils sont contents de se revoir. Ils se sont manqués. Malgré le bruit, malgré le passage, ils discutent comme à un retour de permission.

Leurs mains s'effleurent, les regards se cherchent. Ils sont dans leur bulle... En les observant plus attentivement, on peut imaginer leur discussion: la journée va être longue, "l'autre" ne le comprend pas, il lui a manqué hier soir...

Au fur et à mesure du trajet, le flux de paroles se tarit, leurs bouches s'apaisent et une sorte de sérénité prend discrètement la place.

Mais tout n'est pas toujours rose. Même dans la torpeur du matin, on peut surprendre des éclats de voix rapidement étouffés. le reflet d'une vitre peut laisser apercevoir un regard noir.

La fin du voyage arrive. Un dernier attouchement du bout des doigts, un dernier soupir, et, l'image de l'autre gravée dans l'œil comme un talisman, ils se séparent et partent chacun de son côté.

Habari wishlist

Histoire de laisser une trace, et suite au conseil d’Andrew, voici ma wishlist pour Habari (et y’a des chances que je code quelques trucs)

  1. Un flux ATOM listant les commentaires en attente et ceux considérés comme du spam, avec les liens qui vont bien pour les gérer.
  2. Un gestionnaire de medias digne de ce nom. Pour avoir gouté à celui de Dotclear, j’avoue avoir pris des goûts de luxe.
  3. Une intégration plus poussée avec Windows Live Writer. Même si ce n’est pas le meilleur outil de blogging pour le moment, je l’aime bien. Bon, celui-là, je me le garde vu que je code un plugin là-dessus en ce moment.
  4. Un référentiel lisible de plugins et thèmes disponibles. Je sais que pas mal de “greffons” existent, mais il est très difficile de trouver ce que l’on cherche dans la masse de messages sur le groupe Google et dans le wiki.
  5. Un éditeur de billets propre. C'est aussi pour cela que je suis passé à WLW: écrire mon HTML à la main me fatigue...

In english, it will be better to read for some people

Here is my wislist for Habari

  1. An ATOM feed which displays unapproved comments and another one which displays spam ones. Both with links to “one-click” manager comments.
  2. A media manager ala dotclear. Something which helps us in setting pictures & videos in blog easily.
  3. A better integration with Windows Live Writer.
  4. A “user-friendly” repository of plugins & themes. A place where you can find the plugin or theme you need easily.
  5. A real WYSIWYG editor: writing HTML by hand is boring...

Technico-technique

Plus le temps passe plus je me demande si Habari correspond à ce que je veux.

Je tiens toujours de côté une instance de Dotclear 2 à jour et regarde avec envie ce qui est proposé en natif dans le code… Et qui me manque cruellement dans Habari (genre les flux RSS des commentaires en attente de validation et les spam)

Donc, soit cela me reprend et je code des plugins, soit je code salement un module d’import/export pour revenir vers Dotclear.

On verra.

Last call for departure

Voilà, c’est le dernier jour.

Autant annoncer mon départ aura été sportif, autant je me retrouve aujourd’hui un peu désemparé. Tout est nettoyé, mon sac est plein de ces petites choses accumulées en huit années dans cette société.

Je ne sais pas dans quoi je pars, cela me stresse. J’ai encore peur d’avoir fait une bêtise en voulant voir ailleurs. Probablement le syndrome commun à toute personne qui quitte sa première société.

Dans une semaine, je serai fixé. D’ici là, j’ai une échéance importante à effectuer. Et comme à chaque fois, je vais y aller à fond. On verra le reste plus tard.

An 4

Evolution.

Les tractations politiques ont abouti. Encore un changement de nom, mais probablement le dernier.

Je me fais à mon nouveau job. Je découvre les fondements de ce métier auquel je ne faisais pas attention en tant que développeur. Comprendre pourquoi une application ne fonctionne pas. Comprendre comment analyser et corriger les incidents. Tout une philosophie de travail que je découvre. Et pourtant…

Une nouvelle mission: créer une équipe et un métier. Lui et moi, on nous a considéré assez compétents pour se lancer dans cette odyssée. Et nous voilà parti pour plus de six mois sur les chapeaux de roue. On découvre, tant en bien qu’en mal, ce que faisaient ces “fantomes” chez Equant. Et cela nous paraît démesuré. Ainsi que les dates butoir.

L’année se passe. Les vacances arrivent. Mes premières vacances en solo à l’étranger. La Crète est une belle île. Je rencontre des individus différents de mon milieu habituel. J’aime.

Retour au travail. Ces deux semaines de déconnexion totale ont fait leur effet. Je suis chargé à bloc pour terminer cette année en beauté.

Le changement dans la continuité.

Coup de speed

La date approche donc les ennuis commencent...

Entre un état de santé mitigé et une commande que j'ai passé bien trop tard, je me retrouve dans une situation assez problématique.

Je vais y arrive, je vais y arriver... (à répéter autant de fois que nécessaire)

An 3

Année charnière.

Je me découvre des talents insoupçonnés dans l’évènementiel. Cette attaque aura été un grand moment. Six mois à préparer cela, à se battre contre les lenteurs des divers groupes et à coordonner les intervenants. Mais ce jour-là, en voyant la file d’attente et les yeux brillants des spectateurs, je suis content. Même si je n’ai pas pu voir le film en entier. Un autre jour.

Le travail, quand à lui, se passe tranquillement. On se fait racheter, les noms changent, les gens bougent mais la routine reste la même. De nouveaux collègues qui arrivent, des anciens qui partent. Mais je sens que quelque chose se prépare, quelque chose qui ne me plaira pas…

Et ce quelque chose arrive. Ma petite équipe est déplacée au siège. Malgré les réunions, on ne sait pas à quelle sauce on sera mangé, si ce n’est que le web risque d’être un souvenir.

Heureusement, mon grand chef le sent et me propose une porte de sortie. Je quitte le monde du développement professionnel pour passer de l’autre côté du miroir : la production, les serveurs en carafe et les mystères de l’administration.

Et ce n’est que le début d’une nouvelle aventure…

Scoring

En deux semaines, j'en suis déjà rendu à dix livres achetés et 6 de ceux-ci lus.

Et dire que je voulais les réserver pour les vacances (six livres pour une semaine, un volume normal)

An 2

Janvier

Déjà six mois de vie professionnelle. Chaque jour, j’en apprends un peu plus sur la vie en entreprise et mon travail en lui-même.

On me fait confiance, je monte sur des projets de plus en plus importants. Les premières soirées pizza/code/client pas content arrivent. Je découvre de nouveaux langages. PHP me voilà !

La vie au foyer se passe. Je prends mes marques tranquillement et apprends à connaître mes condisciples d’infortune. Et pourtant… Malgré tout ce que je pense de l’endroit, malgré le rude hiver passé dans ma carrée, je ne suis pas encore décidé à me trouver mon nid. Le cadeau de Noël en forme de télévision de mes parents y est pour beaucoup. Je me gave de cassettes puis de DVD. J’accumule les livres. Je suis une routine presque rassurante.

Ah les joies de la vie parisienne… Je fais plus que régulièrement mon touriste de base et m’évade les week-end en musées et cinémas.

Avril

C’est décidé, je me casse ! Même si les prix que je vois indiqués dans les pelures de la boîte aux lettres ne présagent rien de bon, je me lance.

Premières désillusions, je m’étouffe en voyant ce qui est proposé. Je me demande comment certains peuvent demander autant pour des taudis en fond de cour sans aucune lumière directe. Un soupçon de découragement me prend. Mais je sais qu’il faut que je parte. Même si cela doit prendre six mois.

Le travail suit son cours. Je sors ma première application totalement codée de mes dix doigts. Le client semble plus que content. En voyant le site live, je me demande comment j’ai pu faire quelque chose comme cela pour une si prestigieuse composante de l’administration française.

Je sors. Beaucoup. Trop. Mon univers s’étend fortement. Et les bouges de cinq heures du matin commencent à me connaître. Mauvais.

Juillet

Les vacances. J’aurai aimé partir loin, seul. Les finances ne sont pas d’accord. Ce seront deux semaines chez les parents. Un bol d’air depuis douze mois. Je profite.

Mutation. Je me retrouve beaucoup plus prêt de mon lieu de résidence, mais plus loin de la zone où je cherche. Tant pis, je sais où je veux aller vivre, je m’en accommoderai.

Novembre

Enfin !

J’ai trouvé mon nouveau chez-moi. L’excitation me fait faire des erreurs financières. Elles me suivront quelques temps. Je redécouvre la joie des déménagements. Je ne pensais pas avoir autant accumulé dans 9m²…

Même si je suis heureux d’avoir trouvé et que l’appartement est assez rempli pour que je dorme dedans dès le premier soir, je dois avouer que je suis resté au foyer. Ce sera pour la deuxième nuit.

Décembre

Les rumeurs de rachat de ma société s’amplifient. Je ne sais pas trop quoi penser de cela, je me sens un peu déconnecté.

Je profite de mon nid. Et cadeau de Noël, j’achète enfin mon ordinateur. L’accès internet viendra plus tard. En attendant, jouons.

An 1

En moins d'un mois, je me suis retrouvé à, dans l'ordre, me chercher un travail, un appart et calmer la famille...

Ce soir-là fut assez douloureux: par téléphone, mes parents m'apprennent mes notes. L'école d'ingénieurs s'éloigne définitivement et je me dois de prendre une décision. Rentrons dans le monde du travail, me suis-je dit.

Grâce à un ami, je décroche rapidement un entretien dans une petite société qui fait dans l'hébergement Internet et qui cherche des développeurs débutants. Ayant déjà baigné dans le domaine, je me lance et décroche le job. Une chose de faite.

Par le même ami, j'arrive à chope une chambre dans un foyer de jeunes travailleurs pas trop loin du travail. Même si je connais de réputation ce genre d'endroit, je me dis que j'y resterai quelques mois au plus et que je me trouverai un appart' rapidement. La suite me fera déchanter.

Quinze juillet deux mille.

Dans un silence pesant, mes parents m'emmènent à Paris. Je revois encore les estrades des Champs Elysées en cours de démontage alors que nous nous dirigeons vers le foyer. La première vue du lieu me fait déchanter. Versailles est une belle ville, mais certains quartiers méritent de rester dans l'ombre, et le foyer est en plein dedans.
Je me retrouve dans mes 9m² et me prépare à partir le lendemain pour mon premier jour.

Dix-sept juillet deux mille.

9 heures du matin, 3 cafés bus aux comptoirs et me voilà à l'accueil de la société. L'assistante sent bien que je suis nerveux et fait tout pour me mettre en confiance. Malgré sa gentillesse, je n'en mène pas large. J'en suis même à me demander si je n'ai pas fait une réelle bêtise.

Six mois plus tard.

je suis rentré dans le moule. Métro, boulot, dodo. Je suis devenu un de ces anonymes qui hantent par milliers les rues de Paris. Je retrouve un peu de chaleur humaine le soir en rentrant au foyer et en retrouvant les amis que je me suis fait. Je me regarde dans la glace et regarde le corps délesté de 20 kilos qui est dorénavant le mien. La transformation fut autant physique que mentale. Le cynisme qui m'habite en permanence me permet de ne pas pleurer le soir dans mon lit mais je m'endors régulièrement la gorge serrée tout en serrant mes peluches.

La recherche d'un appartement est passée au second plan. Je recolle les morceaux du mieux que je peux et ma petite pièce se remplit doucement. En parallèle, je démarre une vie online qui ne s’est jamais arrêtée depuis.

Le nouveau millénaire arrive et me découvre installé. Mais avec un sale goût amer dans la bouche.